La petit histoire de nos familles
Texte fourni par Claude Millette
LA FAMILLE CLAUDE MILLETTE
Le quatrième Millette (Jos) serait arrivé à Sainte-Adèle dans les années 1850. Il épousa Philomêne Vaillancourt le 11 février 1812 à Sainte-Adèle, ou d’ailleurs il y décéda et fut inhumé en 1905. Un fils, un autre Jos Millette épousa Virginie Gagné , le 29 mai 1893. Ce dernier, en 1884 reçu le lot numéro 6 du rang IV, Canton Morin du cadastre de la Paroisse de Sainte-Adèle d’Abercrombie, pour fins de colonisation.
En principe, le colon arrive seul à l'automne pour prendre possession de son lot, généralement de cent acres. Il a quatre ans pour en défricher le dixième, se bâtir une maison et devenir alors le légitime propriétaire. Après avoir respecté les règles de colonisation, il pu acheter la terre, le 22 juin 1910 au coût de $31.25 , laquelle vente (lettres patentes) a été enregistrée sous le numéro 31997.
La généalogie des Millette est la suivante :
Mariages
Vincent Millette/Claude Périnne vers 1610, Mirabeau.Diocèse de Poitiers,Anjou.France .) Il exerçait le métier de chapelier)
Pierre Millette/Marie Salois, 20 novembre 1702, Saint-Laurent, Ile d’Orléans.
Jean Millette/Louise Mssson, 14 février 1729, St-Augustin. Portneuf.
Joseph Millette/Ursule Binet, 25 novembre 1766. Lorette.Ancienne-Lorette
Joseph Millette/Anne Labelle.14 octobre 1788. Saint-Eustache.
Joseph Millette/Marie-Louise Homoranger. 19 octobre 1812. St-Eustache.
Joseph Millette/Philomène Vaillantcourt.11 févrie 1861 à Ste-Adèle
Joseph Millette/Virginie Gagné.29 mai 1893 à Ste-Adèle.
Comme on peut le constater, la famille Millette est de souche adèloise.
Mon grand-père eut plusieurs enfants, pour ne nommer que Donat, Edouard, Léa, Marie-Anne, Honorius, Edgar, Yvonne, etc.
Autrefois, le nom du Lac ou était située la terre paternelle était le lac Daly mais par la suite, avec tous les Millette autour, le nom Lac Millette fut adopté à l’unanimité.
Donat, l’aîné s’exila en Ontario, de même qu’Honorius, l’ouvrage étant rare dans les Pays-d’en- Haut.
Ma grand-mère mourut relativement jeune de ce l’on appelait alors le grand mal (le cancer). Marie-Anne, une de ses fille, prit la relève alors pour élever la famille. En 1936, alors que mon grand-père allait rendre visite à Donat et Honorius, à Hearst en Ontario, avec son gendre Napoléon Tremblay et sa fille Rose-Délima, ils eurent un accident de voiture dans lequel mon grand-père y laissa sa peau. À la suite de ce décès, les enfants décidèrent de laisser la terre (en partie) à Donat pour qu’il puisse revenir s’établir au Lac Millette avec sa famille, et, Léa , une des filles décida d’en acheter une partie pour tenir une maison de pension. (Les touristes commençaient alors à y venir.)
Mon père Edouard Millette, naquit en 1905, à Sainte-Adèle. Il fit ses études primaires a l’école du rang et, par la suite, ses études classiques au séminaire de Ste-Thérèse. Durant cette période, c,est le curé de la paroisse qui aidait à défrayer ses études au séminaire, pensant, sans aucun doute, le diriger dans le prêtrise. À la fin de son classique, après un moment d’hésitation (Il avait pensé se faire père blanc..) le choix de la médecine l’emporta finalement. Bien entendu, n’ayant plus l’aide du clergé, il dût travailler dans le port de Montréal, décharger des bateaux, etc, pour parvenir a finaliser ses études de médecine. Durant ses études, il demeura chez sa sœur aînée, Léa, qui tenait un genre de magasin de coupons, à Montréal.
Dans ses années de pratique, il fit de nombreux accouchements dans les maisons privées. Il m’arrive souvent de rencontrer des gens du village qui me disent avoir été accouchés par mon père .Dans ses années de début de sa pratique, il me contait que, souvent, les clients le payaient avec des légumes, des poules, etc.
Il épousa, en 1932, Cécile Rochon, née en 1908 et décédée le 17 juillet 1973.
Il ouvrit, tout d’abord un bureau sur la Morin. (Maison qui a été démolie par la suite pour laisser le passage a la 117 (Route 11). Par la suite, il fit construire une maison (par son frère Edgar) sur la rue Valiquette, en 1935. Après son décès, cette maison passa au feu. Elle était située entre le nouveau théâtre et la pharmacie Brunet, maintenant un stationnement.
Au début de sa pratique, il acheminait les cas extrêmes à l’hôpital de Ste-Agathe. (Relocalisée depuis plusieurs années.) Par la suite, ce fut à Saint-Jérôme. Les chirurgiens et spécialistes à qui il référait ses patients furent le Dr Paul Marchildon et Guy Favreau.
-Je me souviens des samedis, à la maison, ou on opérait les amygdales…ouf, quelles journées c’était!-
-Je me souviens des nombreux accidents de voiture sur la route 11, alors a 3 voies.
Je me souviens de fréquents accidents de ski.. -des noyades, des crises cardiaques…etc. combien de fois ai-je aidé à faire des plâtres..
Mon père n’a pas eu le temps de connaître le système de l’assurance-maladie; il a perdu beaucoup d’honoraires dans sa pratique. Il pratiqua la médecine pendant environ 35 ans jusqu ‘à son décès prématuré (60 ans) d’une crise cardiaque, le 1er décembre 1965. il fut le premier médecin originaire de Sainte-Adèle.
Je suis le deuxième de la famille. Mon nom est Claude, je suis né en 1937 et j’ai épouse Nicole Desjardins, fille d’Ernest, une autre famille souche de Sainte-Adèle. Le grand-père de mon épouse était le Docteur Jérémie Poirier. qui a pratique longtemps à Sainte-Adèle, et, en même temps que mon père, pour une courte période.
De l’histoire..
J’ai connu les lampes à l’huile dans les rangs…
J’ai connu la télévision dans une vitrine dans le milieu de la côte Morin…
J’ai connu Karabian, fruits et légumes..
J’ai connu le Ste-Adèle en haut (le Montclair
J’ai connu le Rustik…le Chalet Marin..
J’ai connu le 5-10-15 (Le quinze cenne comme on disait)
J’ai connu un indien, au coin de la rue Morin et le Blvd Ste-Adèle (ancien garage Shell) qui vendait des bibelots eu autres objets d’artisanat.
La peinture de la Côte (Robert Lapalme)
Notre réception de noces eut lieu au Châtel Boisé…
J’ai connu le premier cinéma dans le théatre de Sainte-Adèle qui servait autrefois de Chapelle…et de cinéma..
J’ai connu le restaurant Chez André (Le Spago maintenant)
J’ai vu la caserne de pompier dans le milieu de la rue Morin…
J’ai vu des forgerons…
J’ai vu des lacs fourmillants de belles truites…
Je suis allé è l’école en haut de la côte…(dans ce temps-la, on ne dînait pas è l’école, alors la côte, on la connaît…)
L’école n’a jamais fermé pour cause de tempête de neige, et, pourtant, de la neige, il y en avait dans ce temps-la..
J’ai appris à skier, dès l’age de 6 ans aux côtes 40/80….J’ai sillonner la piste Maple Leaf..
J’ai appris l’anglais en travaillant au Chantecler comme garçon de table (busboy)..
Combien de belles maisons ancestrales j’ai vu être démolies pour être remplacées par des ensembles cubiculaires..
J’ai connu des neuvaines du carême….etc, etc.
Après avoir fait mon classique jusqu’en rhéto, j’ai opté du coté scientifique pour me diriger par la suite vers l’université Laval pour faire mes études d’Arpenteur-Géomêtre. (je me félicite aussi d’être le premier géomêtre originaire de Sainte-Adèle)
Après avoir tenu bureau è Montréal, nous sommes revenus nous établir à Sainte-Adèle , depuis plus de 15 ans déjà.
Croyez-moi, je connais Sainte-Adèle.
J’ai des enfants , Luc et Anik. Ces derniers m’ont donné des petits-enfants, Abigael, Virginie, David et Amélie… et c’est d’ailleurs pour ces derniers que j’écris ces quelques pages d’histoire…qui le ferait…et, a eux de continuer à écrire l’histoire.
LA FAMILLE MEILLEUR
Cliquez sur Album de photos et vous y admirerez la toute dernière d'une des familles pionnières de Ste-Adèle, la famille MEILLEUR : Maya Coulombe Craigham baptisée le 26 juin dernier à l'église Immaculée-Conception de Ste-Adèle par son oncle l'abbé Gilles Meilleur. Elle est de la septième génération à toujours occuper une parcelle de la terre ancestrale à Ste-Adèle. Son ascendance se lit comme suit :
1. Maya Jade Coulombe Gringham, fille de 2. Évelyne Coulombe, fille de 3. Thérèse Meilleur, fille de 4. Georges-Marie Meilleur, fils de 5. Wilbrod Meilleur, fils de 6. Ovide Meilleur, fils de 7. François Meilleur, pionnier de Ste-Adèle dès 1845.